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lundi, 14 décembre 2009

Dernière semaine à San Diego


Aujourd'hui, je suis contente car je vais à l'école! Retour aux bases, diriez-vous.


Je vais me renseigner sur le système américain, ou tout du moins californien. J'ai un obtenu un rendez-vous avec la directrice de l'école primaire qui est en face de la résidence étudiante où j'habite et j'ai une longue liste de questions, allant de la formation des enseignants à l'intégration des parents dans la vie scolaire de leur progéniture.


A 9h00 tapantes, telle une bonne Helvète (une fois n'est pas coutume, hein?!), je me présente à la réception et demande à voir the principal. Après une brève attente, je rencontre Madame la directrice qui m'installe dans son bureau, porte grande ouverte. Une femme de 56 ans, cheveux gris, un air avenant et un style classique.


Après une courte présentation, je lui pose mes questions, lui explique le fonctionnement genevois et je prends méticuleusement des notes, une heure durant. La directrice me répète qu'elle espère que j'aurais un A avec mon rapport, mais ce n'est qu'à la troisième reprise qu'elle saisit enfin que je n'ai rien à rendre, que c'est par pur intérêt personnel. Je souris car le temps des compte-rendus de stage est révolu, mais il faut croire que la graine universitaire continue de pousser à travers ma démarche de fraîche diplômée...


Ce n'est malheureusement pas aujourd'hui que je vais pouvoir observer le fonctionnement local dans les classes, mais la directrice prend mon numéro et compte me téléphoner pour que je puisse venir demain. Il est 17h et je n'ai eu encore aucune nouvelle.


Ce matin, très tôt, lorsque tout le monde dormait encore à Vantaggio, Stéphanie, mon acolyte dès le premier jour, monte dans un taxi en direction de l'aéroport, pour s'envoler, quelques heures plus tard, vers la Suisse. Hier soir, les yeux brillants, c'est le temps des adieux, avec la promesse de se revoir entre Lausanne et Genève.


Aujourd'hui, je passe une très bonne journée, entre les e-mails que j'envoie, les photos que je trie et la guitare à laquelle je m'exerce. Je pense au Chili, je lis le guide de voyage, je surligne, me réjouis et fais appel aux souvenirs de mes 16 ans. Comme ça me semble loin! Huit ans plus tard, je m'apprête à retourner sur la terre paternelle. Impatiente comme une puce, hier soir, je me solidarise avec Stéphanie et remplis déjà une première valise, celle des habits. Nul n'en douterait si je disais que je n'ai aucun mal à la remplir, mais un peu plus à la refermer... !


Demain, nécessité de me rendre à la poste avec ma guitare pour évaluer le prix d'envoi. Je vais devoir me séparer de ma Fender, de ma nouvelle compagne de route! Pour être vraiment sûre, je téléphone à la compagnie d'aviation afin que l'on me confirme définitivement que je ne vais pas pouvoir prendre mon instrument de musique en cabine. Et là! Quelle surprise, on me dit que si! Je ne suis pas bien convaincue mais je me dis qu'au pire, je devrais payer 100$ pour la mettre en soute. Je saute de joie, plus besoin de lui dire au revoir, à elle! Je doute, ne devrais-je pas l'envoyer tout de même depuis San Diego et en trouver une de substitution au Chili? Affaire à suivre...


17h 30 et toujours aucune nouvelle de l'école depuis ce matin 10h00. Je n'ai aucune envie de mettre mon réveil pour rien!


L'autre jour, j'ai été faire les courses et j'ai peut-être vu un peu trop grand. Alors, totalement désoeuvrée, je m'amuse à compter le nombre de repas et les ressources alimentaires qu'il me reste. On fait comme on peut, quand on a la vie devant soi et le temps illimité. "Illimité", vraiment? ...


Nous sommes lundi soir et il me reste exactement une semaine! Si je me réjouis de partir, je ne peux néanmoins pas dire que la vie californienne à San Diego ne va pas me manquer...



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